L'EFFET ZEIGARNIK

Rédigé par Nour BAKAYOKO

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L'EFFET ZEIGARNIK

L’effet Zeigarnik désigne la tendance à mieux se souvenir d’une action inachevée plutôt qu’achevée. La motivation d’achèvement insatisfaite est mieux mémorisée qu’une tâche finie.
C’est Bluma Zeigarnik est une psychologue Russe qui a fait la découverte de cet effet. Assis à la terrasse d’un café il remarqua que les serveurs retenaient les commandes tant qu’elles n’étaient pas servies. Une fois servies ils les oubliaient tout de suite. On se souvient deux fois mieux d'une tâche inachevée que d'une tâche terminée. Pourquoi ?


C'est la mémoire prospective qui travaille. Quand on mène une action, on s'attend à ce qu'il y ait une conclusion. Si on est interrompu en plein milieu, l’action continue à rouler dans notre tête parce qu'elle n'est pas complétée, elle n'a pas changé de “case”.

Par la suite, après d’autres expérimentations, Bluma Zeigarnik en est arrivée à d’autres conclusions. Quelles que soient les personnes, le fait d’entreprendre une action crée une certaine motivation. Et le fait de ne pas finir crée une tension qui fait que l’on se rappelle de cette motivation initiale. On a donc toujours cela en mémoire. Tant que l’action sera en cours ou inachevée, le souvenir de celle-ci trottera dans votre esprit… Cette tension vous rappellera au souvenir du travail en question. Une leçon mal apprise, un dossier à terminer, un entrainement oublié, une discussion mal terminée… Mais aussi, un travail en cours que l’on a prévu de terminer.
L’effet Zeigarnik peut être donc une source de motivation pour les travailleurs, les managers, les entrepreneurs car il les stimule à finir obligatoirement une tâche entamée et à atteindre leurs objectifs. Cependant, pour d’autres, il peut être une source de stress vu la pression constante qu’elle exerce sur eux mais avec une bonne dose de maîtrise de soi on arrive à surmonter l’effet et continuer le travail.

Par ailleurs, cet effet est souvent utilisé pour mettre un terme à des traumatismes psychologiques. En effet quand on permet aux gens de s’exprimer ou même de rejouer des scènes, on peut parvenir à terminer, clore un traumatisme comme un deuil par exemple. On termine par ce biais une tâche inachevée par un acte symbolique. Et de ce fait les personnes parviennent plus facilement à en être soulagés.

Dans le cas des relations amoureuses, l’effet Zeigarnik attise le désir constant. On a toujours envie de revoir pour faire des choses ensemble et laisser sur un air je t’accompagne jusque chez toi et après on se raccompagne puis on se laisse finalement pour pouvoir se revoir.
C’est aussi, les « Non, toi raccroche en premier », « Non, toi d’abord » etc.
Mais quand vient la rupture amoureuse, le chagrin s’intensifie avec l’effet Zeigarnik surtout si la rupture est brusque et dans les cas de Ghosting (Mougoupan).
Le goût de l’inachevé hante l’esprit celui qui vit la situation, il a mal, il a besoin de l’autre pour terminer l’histoire et se rééquilibrer émotionnellement. Vous comprenez pourquoi votre goumin vous fait mal mal non.

Pour finir, l’Effet Zeigarnik peut nous aider réaliser plusieurs tâches dans un planning bien défini. Il est un bon stimulant pour atteindre les objectifs à court et à moyen terme. Mais en d’autres circonstances, il peut être difficile à supporter. Quelque soit la situation dans laquelle vous serez, respirez un coup, calmez-vous, aérez votre esprit et remettez vous à la tâche. Pour les cas de goumin là, vous ferez un déni, ensuite une acceptation après soit vous continuerez à vous morfondre dans votre situation soit vous prendrez conseils, vous vous ferez suivre et vous reprendrez goût à la vie.

Nour BAKAYOKO

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